Le 9 mars un évènement exceptionnel aura lieu au Bärenbrunnerhof dans le Palatinat. Hans Laub, légende vivante de l'escalade régionale, proposera un diaporama retraçant ses premières ascensions.
Une pré-réservation est nécessaire car le nombre de places assises est limité, pour cela il faut appeler au 0049 63911564
Titre de la soirée : “Abenteuer Fels – Alte Routen”
L'accent sera donné sur d'anciens clichés retraçant ses premières ascensions dans les années 50 et 60.
Jubiläumsriss (Nonne), Dezemberweg (Rödelstein), DAV Weg (Bruchweiler) ou Himmelsleiter sont quelques unes des voies libérées par Hans après la seconde guerre mondiale.
Arnaud Petit a enchaîné Black bean (8b, Céüse) sur coinceurs. Un beau montage de son ascension vient d'être proposé sur le net.
Thomas Leleu revient sur cette réalisation et nous donne son point de vue :
Qu'on m'explique ce qu'il y a de traditionnel à grimper, après travail, dans une voie sportive, spitée, à Ceüse ?
Contrairement à ce qu'on imagine souvent de ce coté de la Manche, le headpointing (le travail préalable) est, en Angleterre, une pratique exceptionnelle, qui a eu son heure de gloire (et de façon presque anecdotique au regard de l'histoire de l'escalade anglo-saxonne) à la sortie du film Hard-Grit dans les années 90 (cf. à ce sujet l'excellent article de Graham Hoey sur UKC). La pratique majoritaire et habituelle dans le Peak, c'est le Ground-Up (départ du bas sans travail préalable) et le Yoyo, jusqu'à E8 (voir E9 ?) aujourd'hui... Mais ici, avec la réalisation d'AP, le problème n'est pas tant le travail de la voie (ça existe effectivement au plus haut niveau en GB) que cette transposition paradoxale d'une pratique (le Clean Climbing) sur une falaise sportive française... Car enfin, si dans l’histoire de l’escalade libre, intervention des grimpeurs français fut indéniablement décisive, c'est surtout parce que, dans un mépris total de l’éthique anglo-saxonne, d’une tradition centenaire, et en moins de 2 ans, l’escalade « à la française » allait s’imposer au monde entier et au travers des pires dérives : équipement par le haut, prises taillées, moulinettes, suréquipement, vedettariat, surfréquentation..et autres relais intermédiaires, etc.
Qu'un des français, autoproclamés en leur temps meilleurs grimpeurs du monde (sur sika et résine), réduise aujourd'hui l'escalade sur protection mobile à sa seule dimension sportive en grimpant une voie de Ceüse spitée (et en fasse la promotion) je trouve que cela illustre, une fois de plus, le mépris et la méconnaissance des français de l'histoire de l'escalade... Après avoir été les principaux fossoyeurs de l'escalade libre à la fin des années 70, que les français (par l'intermédiaire d'un de leur représentant) mettent en avant ce type de réalisation, me parait être d'un cynisme époustouflant, pour pas dire un grand foutage de gueule...
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Retour en images sur la soirée proposée par Alex Chabot en partenariat avec le CAF.
Le public a pu découvrir ses trois films et dialoguer durant de longues minutes.
Merci pour ce moment très enrichissant!
Guy Schilauskyfête ses 70 ans cet automne: banal, et grimpe toujours à un bon niveau (7a, 7a+), c'est moins banal.
Il est venu à l'escalade par la montagne qu'il pratique toujours (alpinisme, ski-alpinisme, ski de piste, ski de fond).
Vocation tardive de l'escalade, il commence à grimper à 45 ans avec le club alpin de Strasbourg et Frank Schell. Il a fait avec celui-ci l'ouverture de Viol à main armée (appellation misogyne à laquelle il préfère " la voie du Puits ") au Windstein et à cette époque fréquente assidûment le Palatinat: pose de coinceurs et de friends n'ont aucun secret pour lui [...]
Grâce à son talent et sa créativité les lecteurs ont vite été au rendez-vous.
Dès décembre 2004 l'audience des textes de JPB prend une nouvelle dimension avec leur mise en ligne sur nice-climb, le site Web de Phil Maurel.
Depuis la diffusion est encore plus large, tous les médias (presse, Web) publient les belles histoires de notre québécois préféré.